De notoriété publique, je déteste le fromage. Ca pue trop, je ne supporte pas. Tout le monde le sait, tout le monde le répète depuis la nuit
des temps. Seulement voilà, cette affirmation n'est plus du tout valable, et je me souviens parfaitement du jour où tout a basculé...
Mon papa, grand défenseur de la cause fromagère s'il en est, a toujours été très peiné de cet état de fait. En réalité, il ne l'a jamais
compris, aujourd'hui encore, il ne veut pas l'admettre. C'est, pour lui, trop douloureux.
Il fait donc régulièrement des tentatives pour vérifier si les choses ont changé ou pas.
C'est un soir d'automne que le phénomène est survenu. Mon père avait décidé de faire des chèvres chauds, petite spécialité qu'il maîtrise bien,
et qu'il aime à se faire de temps en temps. De guerre las, il me dit : "ce soir, je fais des chèvres chauds, je te fais autre chose, mais si tu veux tu peux goûter". J'étais si émue que j'ai dit
oui. Et là, contre toute attente, j'ai trouvé ça super bon. J'étais aime dégouté de ne pas avoir une part pour moi... depuis ce jour, je ne renie plus le fromage en bloc, et je me suis
réconciliée avec bon nombre de chèvres de ma connaissance...
Les chèvres chauds de mon père, custumisation maison
INGREDIENTS (pour 2) :
- 2 tranches de pain grillé, coupées en 4 triangles
- 2 crottins de chèvre, recoupé en 2 pour avoir 4 pavés
- 4 pétales de tomates séchées
- 3 CàS de crème fraiche
- 2 jaunes d'oeufs
- gruyère râpé
- sel et poivre
Comment
kon fait-on ?
Mélanger la crème fraîche avec les jaunes et le gruyère, jusqu'a obtenir une constitance épaisse. Saler et poivrer.
Sur chaque tranche de pain, déposer un pétale de tomate séchée (ou une rondelle de tomate fraîche : c'est encore meilleur !), un rond de chèvre et napper de crème.
Passer au four à 200°, pendant 10 min environ, en surveillant pour que ça ne brûle pas.
Servir avec une salade verte, et bon appétit !
Pour le vin, je propose un blanc de bourgogne ou du val de Loire (merci Guitou).
Par manou
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